La vie et rien d'autre

Tome 3


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Et pourtant elle tourne

Aujourd’hui,

j’ai rangé le linge propre dans notre armoire et notre commode,

me suis préparée par une séance de yoga à 9 h 00 avant de me rendre compte que c’était 9 h 00, heure de Montréal,

ai été si heureuse de voir mon fil aîné qui nous a rejoints après deux mois de confinement,

ai fait griller des filets de thon avec du fenouil à l’huile d’olive, précédés d’une salade de tomates au vinaigre de coulis de poivrons rouges,

ai fait un saut à la maison de presse de notre quartier,

ai planté l’invitation au mariage annulé de ma cousine,

papier ensemencé fera de jolies fleurs,

ai empaqueté des cadeaux pour mon filleul vietnamien et ma filleule kenyane d’Un enfant par la main, et pour ma soeur et pour une de mes nièces,

ai eu une envie subite d’aller faire du shopping, même avec un masque,

ai relu les traductions d’une amie, depuis trop longtemps au Mexique, dont le français se rouille,

mais en fait, non,

ai lu l’article de Barack Obama How to Make this Moment the Turning Point for Real Change,

agissons pour un monde fraternel et une planète soignée.


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Catharsis

J’écris depuis bientôt trois semaines les trois pages préconisées dans le livre de Julia Cameron, Libérez votre créativité.

Habituellement, je les écris au saut du lit voire au lit avant que ne débute ma journée, ce qui est aussi un pré-requis.

Trois pages, c’est long. Certains jours. Il y a des matinées où la nuit a été tellement mauvaise et la journée précédente, un désastre, qu’il n’est pas difficile de remplir trois pages de pleurnicheries, de plaintes et de méchancetés en tout genre.

Cependant, petit à petit, de jour en jour, comme les mêmes motifs de souffrance reviennent sur la page, l’esprit encombré finit par lâcher prise, se lasser. C’est un étrange phénomène à observer.

Une fois son sac vidé, on trouve les trésors enfouis dans les poches cachés. L’esprit est enfin libre pour créer.

Pour certaines personnes, ce sera s’adonner à la peinture ou à la poterie. Pour moi qui écrit, c’est donner naissance à des pensées ciselées, débarrassées de toute impureté et d’une grande lucidité, c’est utiliser des mots limpides et précis qui sortent de l’âme, et non pas d’un coeur meurtri ou d’un esprit agité.

Tout d’un coup, je me retrouve, en lieu et en personne, de l’autre côté du miroir.


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Ecorce de bouleau

Aujourd’hui,

j’ai lu un article sur une libraire ojibwa de Minneapolis, Louise Erdrich, et dont la boutique s’appelle Birchbark,

ai travaillé d’arrache-pieds pour ne pas à avoir à mettre les bouchées doubles demain,

ai lu avec délectation le courriel d’une amie,

ai reçu une réponse huit mois plus tard à un de mes messages que j’avais entièrement oublié,

ai vibré à la belle opportunité qu’il ouvrait,

ai cuisiné des mets simples, par nécessité,

me suis vexée d’un message, qui ne m’était pas destiné, sur Facebook,

ai évacué ma colère, ma frustration, mon impuissance, en… mangeant du chocolat,

ai trié les produits des placards de la cuisine, suite de la phase précédente,

me suis interrogée sur la pertinence de l’usage que je fais de mon temps libre…