La vie et rien d'autre

Tome 2


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Entre deux rives

Vingt ans de mariage ( et vingt-huit de vie commune) valaient bien un voyage, après un si long périple !

Une semaine stambouliote donc, à entrer dans les mosquées à chaque coin de rues, comme chez nous les églises, et à y admirer les faïences, souvent d’Izmir, les coupoles élancées et à tenter de se repérer dans cet espace sans nef ni transept.

Une semaine à écouter , puis à guetter, l’appel à la prière cinq fois par jour des muezzins.

Une semaine à humer dans nos assiettes des parfums inconnus, des feuilletés, des fromages de chèvre, des boulettes de viandes, des desserts faits de semoule ou de riz, des poissons excellents.

Une semaine pour visiter deux palais, celui de Topkapi, une merveille, des jardins intérieurs, des vues imprenables sur le Bosphore, son petit kiosque doré et son trésor, faits de mille et une pierres précieuse, de nacre, d’ivoire et de bois rares, et celui de Dolmabahçe, où vous pourriez arriver en bateau, avec ses lustres et ses rampes d’escalier en cristal de Baccarat et de Bohème et sa gigantesque salle de réception…

Une semaine pour apprendre à ne pas remuer sa petite cuillère dans son café turc, et à boire son thé aussi tannique qu’un vieux bordeaux !

Une semaine pour prendre le tram à l’ancienne de la place Taksim, passer devant la cité Pera et rejoindre la tour de Galata, ou pour faire une croisière en bateau avec à l’horizon une multitude de minarets, et sur le rivage des palais au charme suranné ou d’anciens villages de pêcheurs devenus lieux de villégiatures prisés.

Une semaine à côtoyer modernité et tradition, Istanbul seule ville au monde à être à cheval entre deux continents, et s’étonner sur une carte des voisins de la Turquie : Grèce, Bulgarie, Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan, Iran, Irak et Syrie… Discuter avec Hale, notre guide turque d’un jour et comprendre que les turcs ne sont pas des arabes et que l’Islam n’y est pas une religion d’Etat.

 

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Istanbul 2014-002

 

 

 

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Berlin

Berlin, redevenue capitale d’Allemagne il y a, somme toute, pas très longtemps. Une ville qui n’éblouit pas comme une ville italienne ou ne charme pas pas comme Paris, mais une ville qui vous attache petit à petit.

Il y a bien sûr l’histoire douloureuse du nazisme, celle des Juifs d’Allemagne et du communisme; on réalise mieux que dans les livres scolaires ce qu’a pu être une ville coupée en deux politiquement et géographiquement.

Il y a les bâtiments classiques du XIXème siècle échappés des bombardements, ceux du stalinisme, austères et les merveilleuses réalisations d’immeubles contemporains qui, près de la porte de Brandebourg ou du Reichstag donnent des ensembles époustouflants.

Il y a l’île des musées avec Néfertiti, les impressionnistes français et un tout artistique concentré dans un seul quartier,  les quartiers undergrounds charmants et un peu boboïsés, la très belle artère Unter den Linden qui mène de la porte de Brandebourg au Schlossbrücke sous les tilleuls, l’avenue Karl-Marx de 7 kilomètres et ses imposants immeubles d’apparatchiks où les chars de l’armée est-allemande défilaient tous les ans, et puis le mur dont plusieurs portions peuvent se voir à différents endroits, dont certains recouverts par les oeuvres des artistes du Street Art.

Berlin 20131

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Vincent et moi avons goûté au plaisir d’un déjeuner au bord de la Spree, car c’était le printemps à Berlin en cette première semaine des vacances françaises, nous avons eu, lors de nos petits-déjeuners notre comptant de Vollkornbrot qui nous permettait de patienter jusqu’aux déjeuners avec une Currywurst (saucisse au curry agrémentée de sauce tomate) ou de Bulleten, les fameuses boulettes berlinoises ou un Döner Kebab des nombreux restaurants turcs de la ville.

Cette ville a une histoire, dramatique, très contemporaine, européenne, qui l’ancre singulièrement dans notre monde actuel.


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Ardéchois coeur entier

En Ardéche, on y voit d’antiques voitures et des paysages escarpés qui vous transportent, des chemins creux bordés de murs de pierres et des châtaigniers deux fois centenaires, de massives maisons anciennes et leurs parcs où poussent des bolets, des panoramas sur les Alpes du haut du mont Gerbier des Joncs et  la source de la Loire en bas, des criquets et des criques, d’authentiques chaumières et des magasins aux noms désuets, des chevaux paisibles et d’actifs borders collie, des babas bios et des bergers, des caillettes et des Picodons.