La vie et rien d'autre

Tome 2


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Provence 5 : le végétal

Il y le roi, l’olivier (l’aglandau règne de Forcalquier à Oppedette) devant lequel Jean Giono s’incline, qui écrit :      » Je suis collé des deux mains dans cette glu d’olives. Que Dieu à l’instant me ferme le monde comme un livre et dise : c’est fini, que la trompette sonne l’appel des morts, je me présenterai en jugement en caressant des olives dans mes mains ; si je n’ai plus de mains, je caresserai des olives dans mes os, et si je n’ai plus d’os, je suis sûr que je trouverai un  » truc  » pour continuer à caresser des olives : ne serait-ce qu’en esprit. « ,  et la reine la lavande et leur dauphin le lavandin qui jouent du bleu, du mauve et du violet tandis que les tournesols rivalisent de leur jaune et tournent autour de l’autre roi de là-bas, le soleil…

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Crédit : la plupart des photos sont de M. Today.

Il y a les amandiers, l’épeautre et le blé, le cyprès et le chêne vert dont les feuilles persistent et plein d’autres jolies fleurettes qui s »épanouissent dans les prés, les garrigues, les bois et les haies. Et le platane à l’ombre bien venue.

Il y a bien plus de verts que je n’aurais imaginé…

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Lieux célestes (Provence 4)

Salagon, Sénanque, Ganagobie…. Deux prieurés et une abbaye ; les deux dernières toujours vivantes mais de si peu de moines que cela tient du miracle peut-être, de la volonté sûrement.

Salagon, c’est renouer avec la connaissance des plantes d’hier et d’aujourd’hui, tout en gardant les yeux rivés sur l’ample campagne environnante assis sur les marches de l’église à l’oculus. C’est essayer de marcher droit dans sa cour caladée tout en levant le nez pour admirer – simplicité, élégance – le logis prieural. Epure et agreste mélés.

Sénanque, c’est entrer de plain-pied dans la rigueur cistercienne, faite de travail, de lecture divine et d’offices liturgiques, et d’égréner les heures du monde, du jour et de la nuit : vigiles, laudes ou matines, prime, tierce, sexte, none, vêpres, complies. C’est envisager le dépouillement et l’abstraction, le labeur et la méditation, dans des murs clos que borde la Sénancole.

Ganagobie, c’est accepter d’être pris par la magie des lieux. C’est marcher jusqu’aux marches de l’église et avoir trouvé le pélerinage bien court quand le plateau vous happe de sa solitude et de sa majesté. C’est admirer les fresques uniques et se contenter d’entrevoir le cloître. C’est longer le cimetière des moines, et rendre grâce de leur vie, jusqu’à la croix qui là-bas vous appelle et vous offre la vallée de la Durance.

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Provence 3 : les clochers et les campaniles

Dans le pays du mistral, ils doivent lutter contre le souffle et leur appelation est aussi légère que leur armature de fer : les campaniles… Ouvrages de fer forgé, sphères, pyramides, bulbes, réduits à leur plus simple expression parfois, tant et si bien qu’on se demande si les cloches ne sonnent pas en apesanteur…

Parfois on trouve aussi, les classiques de pierre qui comme, à Montfort, sonnent tous les heures, les demi-heures et l’Angélus de midi et de 19 heures…

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Crédit : la plupart des photos sont de M. Today.

Ô temps, suspends ton vol, et vous, heures propices, suspendez votre cours… !

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