La vie et rien d'autre

Tome 2


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Amies pour la vie ?

Parmi mes  » ami(e)s  » Facebook, certains le sont depuis longtemps, mais d’autres sont de lointaines  » re-connaissances  » avec qui j’ai des souvenirs : passée la 40aine, on se laisse prendre à un peu de nostalgie…

En revanche, j’ai gardé trois très bonnes amies de lycée, parce que Marion a décidé que nous devions nous voir une fois par an, ce que nous faisons depuis… une 15aine d’années (Tant que cela ?!!!).

Par chance, nos conjoints s’entendent très bien et nos enfants aussi; ils nous regardent et nous écoutent glousser comme des gamines et partir dans des fous-rires adolescents. Notre humour n’est pas très relevé pendant ces week-ends, mais on rajeunit de 20 ans, et c’est une régression totalement bénéfique pour la santé ! En revanche, nous pouvons aussi aborder des sujets politiques, féministes, éducatifs, sociaux et religieux (ils se reconnaîtront) avec le naturel, la tolérance et l’écoute qu’on n’a pas forcèment avec des amis plus récents – bien que… Le reste de l’année, nous échangeons un peu mais pas tant que ça, mais nous nous retrouvons tous les ans comme si nous nous étions quittés la veille : il nous faut quoi ? Cinq minutes d’ajustement tout au plus !

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Mes meilleurs souvenirs de vacances, je les partage avec une amie avec laquelle je suis en train de restaurer des liens et avec qui j’ai vécu mes plus beaux moments d’adolescente : premières amours, premières soirées arrosées, premières sorties en boîte, premiers après-midis ou veillées sur la plage, premiers…, premières… De merveilleux souvenirs de mois de juillet qui sentent bon la crème solaire, le sable, les crêpes, les barbecues, l’iode… Merci Claire d’être toujours là !

J’ai aussi une grande amitié atypique puiqu’elle a commencé de manière épistolaire avec mon amie texane Zoe, qui m’a reçu chez elle pendant deux mois après le baccalauréat, que j’ai perdu de vue, puis retrouvé, puis reperdu, puis retrouvé… et avec qui j’ai toujours tant de choses à échanger.

Etrangement, c’est sans doute de la faculté d’histoire que mon mari et moi avons gardé le moins d’amis : pas assez grandis ensemble pour se comprendre, pas assez mûrs pour se tolérer alors que nos vies prennent forcèment tous des voies différentes avec la nécessité inconsciente d’avancer. 

J’ai plus d’échanges avec mes collègues-amis puisque je les vois quotidiennement, et ce sont beaucoup de conversations du quotidien ou parfois des conversations plus sérieuses, mais qui n’engagent pas toujours l’intime de la même manière. Parmi eux, certains sont devenus des amis. Nos enfants et nos conjoints s’entendent très bien aussi, mais nos relations sont peut-être moins complices et spontanées, bien qu’en avançant dans la connaissance que nous avons les uns des autres, une certaine confiance s’instaure.

Tout cela nécessite de  » l’entretien  » : e-mails, Facebook, courriers, week-ends, invitation à déjeuner ou à dîner mais on est remboursé au centuple de l’énergie dépensée. En fait, cela fait un bien fou de partager des souvenirs, des repas bien arrosés, des galettes des rois, des préoccupations parentales, professionnelles ou de… quadras !

Dans tous les cas, il y a toujours quelque chose de magique et de totalement aléatoire dans ces affinités qui se nouent et qui durent, sans qu’on sache trop pourquoi, mais c’est comme ça. Et mon Dieu que c’est bon !

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