La vie et rien d'autre

Tome 3


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Courtepointe ou édredon ?

L’été est bien fini… Hier, nous avons allumé le chauffage. Et cela faisait déjà quelques jours que mon endormissement était facilité par mes chaussettes en grosse laine irlandaise et par la superposition d’une couche supplémentaire sur notre couette … 

Chez ma grand-mère, mon lit était fait d’un matelas de duvet et les draps et couvertures étaient recouverts d’un édredon au délicieux gonflant : plumes au dessus, plumes en dessous, que du moëlleux partout ! Difficile de s’échapper de l’étreinte du canard, chaude mais juste ce qu’il faut et si…enveloppante. On restait enfoui, il y avait juste le nez qui gelait et qui tâtait l’air extérieur pour savoir quand il serait raisonnable de sortir de ce refuge douillet.

Aujourd’hui notre lit est recouvert, hormis l’été, d’une courtepointe, mot qui vient de coute, lit de plume et de poindre, piquer. Avec nos couettes d’aujourd’hui, nous n’avons fait que mettre dessous ce qui était dessus !

La nôtre est un piqué marseillais, un ancien achat d’il y a vingt ans. A ne pas confondre, avec le boutis qui voit, chaque élément de sa broderie rembourré individuellement, contrairement au piqué.

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Bizarrement, une courtepointe au Canada est un ouvrage constitué d’un assemblage de morceaux de tissus de tailles, formes et couleurs différentes ; on parlerait d’un patchwork en Europe et d’un quilt aux Etats-Unis. J’en rêve parfois d’un beau comme savent si bien les confectionner les Amish.

Et il n’en reste pas moins encore qu’aujourd’hui, le dessus-de-lit est la touche finale comme Saint-Simon le raconte dans ses Mémoires :  » On faisait son lit et il n’y avait plus que la courtepointe à y mettre. « 

Et vous, sous quoi abritez-vous vos rêves ?

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