La vie et rien d'autre

Tome 2


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Juin : en attendant l’été

Bien qu’en pleine grande intendance scrogneugneu  (j’ai encore des leçons de zen à prendre chez Agathe),  j’ai pris le temps de descendre au jardin pour étendre le linge et faire le point de ce mois de juin écoulé. 

Le jardin vit sur ses acquis : encore des boutons à éclore pour le cognassier du Japon et l’hortensia aura bientôt toute son envergure, le raisin est plein de promesse, le laurier rose tient sa couleur effectivement et les moineaux attendent que je sois partie pour prendre leur bain… Boston se chauffe la moëlle sur la pierre chaude de l’allée et contemple comme moi le gazon jaune et sec malgré les pluies de juin.

 

Récemment mis à jour

Le jardinier en titre étant absent, c’est moi qui ai arrosé les tomates, et attendre un tuyau à la main que l’eau s’écoule ne me passionne pas outre mesure, mais m’a laissé le temps de repenser, dans un sourire, à la prière de Karel Capek dans L’année du jardinier :   » Mon Dieu, faites qu’il pleuve tous les jours, à peu près de minuit à trois heures du matin, mais que ce soit une pluie lente et tiède, afin que le terre puisse bien s’imbiber; qu’il ne pleuve pas sur la lavande et toutes les autres plantes qui Vous sont connues, dans Votre infinie bonté, comme des plantes amies de la sécheresse; si Vous voulez, je Vous écrirai la liste sur un bout de papier; et que le soleil brille toute la journée, mais pas partout (par exemple pas sur les rhododendrons), et qu’il ne soit pas trop ardent; qu’il y ait beaucoup de rosée et peu de vent, une quantité raisonnable de vers de terre, pas de pucerons, ni de limaces, pas de moisissures, et que, une fois par semaine, il pleuve du purin étendu d’eau et de la fiente de pigeon. Amen. « 

 

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Mai : verger in progress…

Plus rien, plus rien en fleurs… Tous est rouillé, fané, disparu : les floraisons auront été précoces cette année, il me semble.

Nous grignotons nos dernières fraises et framboises. Une récolte unique de pommes de terre  » sauvages » a fini sautée, pour notre plus grand régal : on n’imagine même pas que nos fameuses tubercules puissent avoir ce goût-

Maintenant, il ne reste plus qu’à surveiller les arbres fruitiers qui peinent sous la sécheresse : espèrons que les pluies annoncées pour la semaine prochaine seront bien réelles….

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Sous serre artisanale, Noires de Crimée, Coeurs de boeuf, Cornues et Andines poussent à l’abri des regards indiscrets et des frimas nocturnes…

Je surveille d’un oeil amoureux les coings qui finiront gelés en pots. Et admirative, je regarde les poires grossir et rosir et les abricots Bergeron se tâcheter et virer à l’orange : j’ai déjà le goût de leur chair sucrée, fondante et parfumée… à manger sur la tête d’un pouilleux comme disait ma maman…

J’aime la promesse de nos premières pommes, un petit goût de péché annoncé !

Juste après il y aura les prunes, dont les mirabelles d’Alma, qui a bien reçu son cadeau : à aller voir chez elle le 25 mai.

Et après lui, il faudra boire le vin jusqu’à la lie si notre unique pied de vigne remplit ses grappes d’un bon jus. Mais non, je plaisante ! Point de viticulture chez nous, juste le plaisir de croquer dans un grain de raisin, et alors ce sera déjà l’automne annoncé…

 Mais en attendant, c’est le printemps, presque l’été !

 

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Avril en technicolor

Tout d’abord, merci à toutes pour vos participations à l’expertise horticole : vos suggestions m’ont donné des indices qui m’ont permis de trouver la bonne solution. Et la réponse est… un mirabellier ! Résultat d’un craché de noyaux sans doute…
J’ai donc fait un tirage au sort parmi celles qui avaient mis le mot PRUNE dans leur commentaire, et l’heureuse gagnante de mon kit du bonheur au jardin est… Alma !

Et puis j’ai descendu dans mon jardin, et…

pour continuer sur ce qui se mange, il y a la ciboulette qui a un peu fleuri, des pom, pom, pom en préparation, des framboises, des cerises et des fraises pour bientôt ! 

                             Un clic, hop !
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C’est parme intense… merveilleuse glycine ! Ou bien blancs, orangers du Mexique, lilas et seringat tout parfumés tandis que le muguet a déjà rouillé. Et la gamme des roses, celui délicat du Pierre de Ronsard offert par l’oncle Louis, celui affirmé des pivoines herbacées, ou les mêmes en un rouge un peu passé, et enfin le rose fuchsia pétant des rhodendrons nains qui illuminent l’ombrage du lilas… 

                                    Un clic, hop, hop !
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C’est beau, c’est beau, c’est beau !

 

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