La vie et rien d'autre

Tome 2


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Paris, mon coeur…

    J’ai vécu huit ans à Paris, en couple, dans un minuscule appartement d’un rez-de-chaussée sombre du XIIème arrondissement près de l’arrêt Picpus, puis quand notre fils est né, nous avons pu emménager dans un plus grand appartement du XVIème sur les bords de Seine près de la Maison de Radio France. J’ai aimé  vivre à Paris en couple ; avec un enfant les choses se compliquent et on devient beaucoup plus sensibles à l’environnement, au coût de la vie, au temps passé dans les transports…. Je vis encore aujourd’hui dans une grande ville, mais de Paris me manquent les musées, les brasseries, les enseignes luxueuses et les beaux hôtels particuliers, une certaine effervescence culturelle… Paris est une ville stimulante, le coeur de la France sans doute (mais certainement pas son poumon, beurk !), Paris est la capitale : de Pigalle au parc Monceau, de Montmartre au nouveau Bercy, de La Villette au canal Saint Martin, du Marais aux grands boulevards…, Paris a tracé dans mon coeur une vraie carte du Tendre.

Une ville devient agréable, selon moi, quand on ne s’y perd plus mais surtout quand les quartiers s’articulent dans notre tête naturellement, quand on n’a plus besoin de regarder un plan pour se déplacer là où l’on veut.

Et merci à l’Ogresse d’avoir pensé à moi….

60580707_pSi j’étais un monument de Paris, je serais la Tour Eiffel parce qu’il suffit de lever le nez pour l’apercevoir, parce qu’elle est un symbole à l’instar de la statue de la Liberté, parce qu’elle est née à l’occasion de l’Exposition Universelle de 1889 qui célébrait le premier centenaire de la Révolution française, et que sa construction véritable prouesse technique fût à la fin du 19ème siècle la célébration de l’ère industrielle et qu’elle connût tout de suite un immense succès.

Si j’étais une photo de Paris, je serais celle des chaises en fer du jardin du Luxembourg de Lucien Legras. Prendre le soleil contre vents et marées malgré l’inconfort et la promiscuité…

Si j’étais une chanson sur Paris, je serais Sous le ciel de Paris chanté par Juliette Gréco, parce que c’est juste le rythme de la Ville, celle qui se marche, qui s’enchaîne, qui nous épuise, qui nous envoute…

Si j’étais un livre dont l’histoire se déroule à Paris, je serais Les illusions perdues d’Honoré de Balzac. Où débuter sa vie d’adulte mieux et pire que dans ce creuset culturel, humain, économique, intellectuel, politique ?

Si j’étais un tableau dont le décor est Paris, je serais La place de l’Europe, temps de pluie, 1877 de Gustave Caillebotte, parce qu’il n’y que lui pour peindre aussi bien la texture d’un parquet ou la luisance de pavés humides…

Caillebotte1877_Place_de_l_Europe

Si j’étais une rue de Paris, je serais celle des Francs-Bourgeois parce qu’elle découpe le quartier du Marais concentré de la vie parisienne : les Archives nationales, le musée Carnavalet, la place des Vosges, le musée Picasso, le carreau du Temple, le Conservatoire national des arts et métiers, les somptueux hôtels particuliers et les rues… des Archives, de Montmorency, du Temple, des Rosiers, Brisemiche, des Filles-du-Calvaire, des Tournelles, Vieille-du-Temple…

Si j’étais un musée de Paris, je serais celui de Nissim de Camondo, mais cela vous le savait déjà.

Si j’étais un film tourné à Paris, je serais… Ratatouille ! C’est le Paris de légende, le Paris qui fait rêver, le Paris dessiné, le Paris qui se déguste scintillant et si élégant.

Pour mon travail, j’y retourne parfois et j’y ai fait aussi la touriste en famille… je la retrouve avec plaisir comme une amie fidèle, dont je connais le tempérament mais qui me surprend tout le temps.

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Provence 9 et fin : pour finir une boucle

C’était mon premier jour de vacances, j’avais le coeur réjoui, l’esprit en appétit et le stylo en liesse : Magali nous ouvre la porte de notre gîte et, sur le manteau de la cheminée… mon jeu de l’oie apparaît !

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Correspondance avec ce jeu de l’oie-là et sa belle découvreuse qui me fait me souvenir de m’amuser.

Synchronicité encore une fois, et on se sent connectée au monde.

La vie est un jeu, oui.


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Provence 8 : la pierre

Lure, Ventoux, Luberon, Sainte Victoire qui encadrent le paysage mais sans le cercler, le cadrer, le restreindre. Il fallait bien au mistral, quand même, quelques sommets pour s’enfler, s’évader, s’éparpiller, s’imposer et faire de mes cheveux une herse d’épis !

Et puis, regarder la roche, c’est voyager dans les temps géologiques où la mer occupait la Provence et a laissé quelques traces…

Je vous rappelle que vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir…
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