La vie et rien d'autre

Tome 2


5 Commentaires

Soleils d’été

Ah l’été ! …et ses longues plages de lecture ininterrompues ! Immersions aussi agréables que celles dans la piscine de notre location toscane…

A coeur vaillant de Clotilde Pozzoli : au printemps il y avait un ami d’enfance et mon cousin, et maintenant je demande ma… Tante ! Son 2ème roman : tranches de vies de plusieurs familles qui sont l’occasion de parler de sujets qui lui tiennent à coeur : l’Education nationale, la religion, l’adolescence…
 » – Tu roules pas un peu vite ? lâche Florence, d’un air faussement dégagé mais réellement crispée sur son siège. « 

La dernière conquête du Major Pettigrew d’Helen Simonson.  » Encore bouleversé par le coup de téléphone qu’il venait de recevoir de l’épouse de son frère, le major Pettigrew ouvrit sa porte, sans réfléchir. « 
On se croirait à Saint Mary Mead, et même si Miss Marple n’apparaît pas, on se demande bien comment va finir cette histoire d’amour dans ce pas-si-charmant village. So british, au charme légèrement surrané, un bonbon acidulé à croquer sans hésitation !

Partie de pêche au Yémen de Paul Torday, une idée de départ loufoque, des personnages désemparés au pays de la communication politique et du pouvoir de l’argent. Juste cynique.
 » Cher Dr Jones, nous nous adressons à vous sur la recommandation de Peter Sullivan, du ministère des Affaires étrangères et du Commonwealth (FCO) (Direction Moyen-Orient et Afrique du Nord). « 

De beaux lendemains de Russel Banks :  » Un chien – c’est un chien que j’ai vu, j’en suis sûre. « 
Roman à plusieurs voix, plusieurs vérités, saisissant de sensibilité, simplicité de l’écriture et puissance de la suggestion. Un écrivain.

 Le masque de fer, Jean-Christian Petitfils :  » Au large de la riante baie de Cannes, paresseusement allongée sur une mer d’un bleu toujours éclatant, s’étendent les îles de Lérins. » Vous voulez enfin savoir LA vérité ? Vous n’avez plus qu’à vous plonger dans cette enquête menée avec la précision et la rigueur d’un excellent historien, réputé pour ses nombreuses et excellentes biographies.

L’étudiant étranger, Philippe Labro :  » En réalité, personne n’a jamais su pourquoi Buck Kushnick s’était suicidé « .
Je l’ai donné à lire à mon fils aîné ; je l’avais lu à son âge, comme je partais au Texas, mon fils partait cet été à Chicago. Il y a des parallélismes dont on se félicite et des relectures qui valent le coup, que ce soit à 17 ou à 44 ans…

Le manoir de Tyneford, Natasha Solomons :  » Quand je ferme les yeux, je vois Tyneford House ».
J’allais dire une gentille histoire, ce qui aurait été un peu condescendant, de ces histoires qu’on aime lire, et qu’on oublie assez vite…

Du côté de Jane Austen : 

Les filles de Mr Darcy, Elizabeth Aston :  » La ville et la campagne sont deux mondes bien différents ».
Encore un produit dérivé d’Orgueil et préjugés : je ne peux pas m’empêcher de les lire. cela donne quelque chose d’assez adolescent et forcément décevant : Jane sort de ta tombe !

La mort s’invite à Pemberley de PD James :  » Les habitantes de Meryton s’accordaient à penser que Mr et Mrs Bennett avaient eu bien de la chance de trouver des maris à quatre de leurs cinq filles.  »
Le fantasme ultime d’une janéite, écrire une suite à Orgueil et préjugés ! J’ai donc lu le polar de cet auteur, dont l’exercice est fort intéressant et amusant à lire, mais les personnages ne prennent pas vie, comme si PD James, trop respectueuse de Jane Austen, n’avait pas osé s’accaparer les personnages, alors que quand on connaît Adam Dalgliesh, héros récurrent de ses polars, on est forcément séduite par ce personnage complexe et élégant. Bref, ce n’est pas demain qu’on ressuscitera Elizabeth Darcy…

Du côté XIXème siècle : 

Quelle époque ! d’Anthony Trollope :  » Qu’il me soit permis de présenter au lecteur Lady Carbury, assise à son bureau, dans son cabinet privé, à son domicile de Welbeck street : l’intérêt que peut avoir ce livre doit beaucoup à sa personnalité et à ses actions. «  Une épopée du temps des constructions des lignes de chemins de fer, des spéculations boursières et des industries de coton. Une histoire où s’entremêlent les nombreuses histoires de personnages dépeints sans complaisance, et qui tentent de s’en sortir pour le mieux…

Les boucanières, Edith Wharton :  » C’était au plus haut de la saison des courses à Saratoga.  » 
La peinture haute en couleurs d’une société en pleine mutation, l’affrontement de deux mondes, celui de l’aristocratie terrienne anglaise et des hommes d’affaires, nouveaux riches, américains : une comédie de moeurs brillante et vibrante !

Du côté des polars : 

Casanova et la femme sans visage, de Olivier Barde-Cabuçon :  » La nuit avait envahi les nuits de Paris et déposé un voile noir sur le carrosse immobilisé au milieu de la nuit déserte. « 
Un polar historique excellent, fin, bien documenté, mais sans qu’on est l’impression que l’auteur veuille vous faire un exposé, bref, un très plaisant moment de distraction.

Bleu catacombes, Gilda Piersanti :  » – La porte !  » 
Un peu de culture, un peu de suspens, la recette du Sprit et de quelques autres italienneries… Une intrigue horrible, qui manque d’un peu de rythme parfois.

Alex, Pierre Lemaitre :  » Alex adore ça « .
Un scénario qui prend aux tripes mais des effets et des phrases un peu téléscopés parfois.