La vie et rien d'autre

Tome 2


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Pousses de printemps

Deux petites merveilles de finesse et de bonté lues cette saison  :

Le roi-soleil se lève aussi de Philippe Beaussant,  » Il n’est pas une page de ce livre, où l’on ne soit pas amené à se poser, d’une manière ou d’une autre, ouvertement ou par un escalier dérobé, des questions qui se ramèneront en définitive toujours à cette unique interrogation : quel est, chez un homme du XVIIe siècle, le rapport entre sa personne et sa fonction ?  » Est-ce que c’est un essai historique ?  Un documentaire ? Une biographie ? Un roman ? C’est tout cela à la fois et bien plus, un travail d’érudition et de sensibilité, une reconstitution de l’être contre celle du personnage mythique, tout comme Philippe Beaussant l’avait aussi si bien fait dans sa reconstitution de l’histoire entre Abélard et Héloïse.

L’extraordinaire histoire de Fatima Monsour de Joanne et Gerry Dryanski : « C’était le 27 août et depuis plusieurs jours il pleuvait sur Paris. » Editeur et auteurs méconnus mais une galerie de portraits bluffante écrite par des américains, français d’adoption qui nous observent avec tendresse et amusement.

Et puis,

Les confessions de Mr Harrison d‘Elizabeth Gaskell.  » Le feu brûlait allègrement.  » Portraitiste de la vie des villages anglais, E. Gaskell fait parler ici un médecin de campagne vers qui toutes les attentions convergent ! Je vous avais déjà parlé d’elle et voici un nouveau de ses livres, traduit.

La solitude des nombres premiers, Paolo Giordano :  » Alice Della Rocca détestait l’école de ski.  » Une belle histoire sur la fragilité de l’adolescence et des meurtrissures de l’enfance.

Seul le silence, RJ Ellory. « Coups de feu, comme des os se cassant ». Très beau roman policier mais plus que cela, un roman aussi, sur les communautés d’immigrants des Etats-Unis dans une atmosphère de malaise constant.

Les vitamines du bonheur, Raymond Carver,  » J’avais un boulot et Patti n’en avait pas ». Raymond Carver est un vieil ami de lecture et ses nouvelles les meilleures avec celles de Claude Pujade-Renaud. Ou l’art  en quelques pages de montrer des morceaux de vie au pouvoir si évocateur qu’ils ont un caractère universel.

La liseuse, Paul Fournel.  » Longtemps j’ai croisé les pieds dessus pour un peu de détente, d’élévation, pour un peu plus de sang au cerveau, maintenant, il m’arrive de plus en plus souvent d’y poser la tête, surtout le soir, surtout le vendredi soir.  » Petit descriptif du monde des éditeurs et de leurs états d’âme à l’heure du passage à l’e-book.

Et côté jeunesse : un héro récurrent pour la jeunesse par le maître du polar juridique. Bien ficelé, dynamique, très bien documenté, comme à l’habitude, sur les mécanismes de la justice américaine. Mon fils est depuis passé à ses polars juridiques pour adultes. 

Théodore Boone : enfant et justicier de John Grisham :  » Théodore Boone, qui était fils unique, prenait son petit-déjeuner tout seul. « 

Théodore Boone : l’enlèvement de John Grisham :  » Le rapt d’April Finnemore eut lieu au milieu de la nuit entre 21 h 15, heure où elle parla pour la dernière fois à Théo, et 3 h 30 du matin, quand sa mère entra dans sa chambre, et s’aperçut qu’elle avait disparu.  » 

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