La vie et rien d'autre

Tome 2


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Toscane

Il y a eu Sienne et puis Florence, et Lucques et Pise, San Gimignano et Piensa et d’autres villages enserrés dans leurs fortifications.

Il y a eu des paysages amples, patchwork de champs cultivés, d’oliveraies et de vignobles, bordés ou parsemés de cyprès. Il y a eu cette belle langue italienne de charme et de sensualité : les i et les o qui s’étirent comme pour une sieste voluptueuse.

Cliquez sur les photos.

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Il y a eu des glaces à satiété, de vraies pizzas cuisinées, des covaccini à se lécher les doigts et les picci agrémentées de tartuffo. Et le café comme un nectar.

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Il y a eu de l’art partout, à ciel ouvert, et à l’intérieur aussi. L’homme est capable de ça, aussi. Bellezza sempre e dovunque…

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Et de la chaleur, et du soleil, que le chianti de notre propriétaire a fait briller encore plus fort !

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Fond du Puy

Nous sommes allés récemment en famille visiter le Puy du fou. 25 ans s’étaient écoulés depuis notre dernière visite, dont nous gardions peu de souvenirs hormis le très beau spectacle. Désormais le Puy du fou a pris de l’ampleur et a même obtenu le Thea Classic Award, premier prix des parcs de loisirs.

Ce qui est toujours aussi séduisant, ce sont les villages, de l’an Mil, médiéval, XVIIIème et XIXème aussi. Il est toujours intéressant de voir les artisans à l’oeuvre : tailleur de pierre, relieuse, émailleuse, forgeron et ferronnier… Les reconstitutions architecturales sont convaincantes, les  » habitants  » en costume d’époque et en fermant les yeux on pourrait presque s’y croire ! Il y a toujours quelques surprises, comme cette marchande qui déboule dans sa boutique, et dont les sabots contre le sol en pierre me font soudain réaliser qu’il y a des bruits oubliés… Le petit potager en carrés est ravissant et j’ai appris qu’on devait l’introduction de la groseille aux Vikings, et qu’il existait une fraise blanche !

Les spectacles ne sont pas en reste, ils utlisent des espaces et moyens assez impressionnants. La course de chars dans le cirque romain est assez saisissante ainsi que l’attaque viking et la démonstration de fauconnerie est toujous aussi captivante, pour ne citer que quelques exemples.

Le parc est ombragé, les services et attractions bien organisés et le tout très propre.

Là où ça se gâte, ce sont dans les textes d’accompagnement des spectacles. Soit ma licence d’histoire m’a rendu pointilleuse, soit je suis de plus en plus une mécréante, mais certains des textes qui accompagnent les spectacles sont un galimatias historico-catho-régionaliste qui m’a laissé assez perplexe : non, nous n’avons pas fraternisé avec les Vikings et je pense qu’ils n’avaient que faire des cendres de Saint-Philbert à Noirmoutier (je connais très bien Philbert, j’ai passé toutes mes vacances d’été à ses côtés pendant vingt ans ! ). Il faut se rendre à l’évidence : ces spectacles fleurent le catéchisme aux amalgames hasardeux et périlleux…. Mon mari, professeur d’histoire, a même remarqué qu’il n’était jamais question des Chouans, mais de Vendéens, courageux, fidèles et persécutés, vision assez partielle de l’histoire révolutionnaire… 

Cependant, cet effet assez désagréable s’atténue avec la Cinéscénie. Les motivations de Philippe de Villiers, auteur et metteur en scène, y sont plus évidentes, avec l’appui d’un texte un peu lyrique mais qui ne manque pas de poésie, et la belle voix de Philippe Noiret : hommage à l’histoire vendéenne, à ses hommes, paysans et nobles, goût des grands moments historiques et des tâches de la vie quotidienne.

Moyens techniques superbes, nombre impressionnant de bénévoles sur scène qui nous proposent, tels des santons, autant de petits tableaux vivants, c’est certain : un souffle passe sur cette histoire de la Vendée ! 


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La plus petite de mon royaume

Un jour, on met des enfants au monde et on en est le centre, le pilier qui les soutient et le phare qui les éclaire, puis peu à peu, ils s’aventurent de plus en plus à la périphérie du royaume et agrandissent leur univers ce qui est naturel et dans l’ordre des choses. Et notre puissance s’amenuise en même temps que nos motifs d’inquiétude grandissent, phénomène tout aussi naturel et dans l’ordre des choses quand les prunelles de vos yeux échappent à votre regard protecteur…

Cependant je souhaiterais m’insurger contre leur insolente grandeur. Je ne parle pas ici d’une quelconque vanité malvenue, mais de centimètres tapageurs. Car de reine, je suis devenue la naine de mon royaume… AînéToday fait désormais 1 m 84 et CadetToday 1 m 70, mais où sont passés mes bébés ? ! Hélas la toise du grenier est là pour en attester… Qui les a autorisé à me manger sur la tête désormais ?  

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Eh oui, qui eût cru que trop de soupe nuisait à la souveraineté ? J’ai donc pris des dispositions d’envergure pour continuer à asseoir mon autorité. Je cherche à l’agrandir, à l’allonger, à l’ériger : je me suis remise à porter des talons et j’allonge mes cils avec du rimmel… Non mais !