La vie et rien d'autre

Tome 2


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Réussites

Une de mes grands-mères paternelles, Bonne-Maman, m’a appris quand j’étais jeune à passer le temps.

De ces réussites, j’avais tout oublié. Jusqu’à cet été où munie du Petit Larousse des jeux, je me suis penchée de nouveau sur mes anciennes pratiques. Alors me sont revenus : l’horloge où la victoire est assez fréquente, les paquets escamotables – avec sa version française appelée le mariage, car si vous gagnez la dame et le roi de coeur sont côte-à côte… – , et partie sur ma lancée, j’ai appris : Prenez le quatorze, la pyramide, la suite impériale, Joséphine – une réussite qui date, vous l’aurez deviné, du Ier Empire – et enfin,  Monte-Carlo,  mais comme son nom ne l’indique pas, sans pari à la clef !

En jouant au  le défilé des nombres -très bien pour les tout-petits dès qu’ils savent compter jusqu’à 13- , je me suis souvenue l’avoir vu jouer, il y a de nombreuses années, par ma tante Virginie, qui est devenue une pointure au tarot…

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De réussite en réussite, avec quelques triomphes, rares dans ce genre de jeux, j’ai constaté que nous jouions depuis dix ans avec un jeu de cartes qui possédait deux valets de trèfle, et aucun valet de pique… Quant à notre second jeu de 52 cartes, il est temps aussi de le changer, les cartes se dédoublent, signe d’usure. Il est vrai que j’ai fait un grand nombre de batailles avec mes fils quand ils étaient jeunes…

Parmi ces jeux de cartes,  que certains appellent aussi solitaires ou patiences, quelques-uns sont répétitifs, mais d’autres présentent quelques variations et stratégies assez revigorantes .

Il n’y a rien de plus ennuyeux que les gens qui ne savent pas s’ennuyer sans prendre à partie les autres… Alors trompez l’ennui !

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Soleils d’été

Depuis juin, quelques belles rencontres mais personne qui n’a frappé mon âme, hormis  Jane Austen, dont la relecture est comme retrouver une vieille amie qui ne me décevra pas, mieux même… dont je découvrirai de nouveaux aspects !

J’ai relu donc encore :

Raison et sentiments, Jane Austen :  » La famille Dashwood s’était depuis longtemps fixée dans le Sussex.  » J’ai déjà tout dit de Jane Austen, mais c’est à chaque fois, un plaisir renouvelé et un réconfort de la lire.

 

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Et puis, il y a eu :

Sylvia, Leonard Michaels :   » En 1960, après deux années de thèse à Berkeley, je suis rentrée à New York sans doctorat, ni aucune idée de ce que j’allais faire, mais avec le désir d’écrire des histoires.  » Belle écriture sobre d’une passion torturée.

Le tribunal des âmes, Donata Carrisi :   » Le cadavre ouvrit les yeux « . Un polar que j’ai déjà oublié…

Demande à la poussière, John Fante :  « J’étais jeune, affamé, ivrogne, essayant d’être un écrivain ». Ecriture entière pour une histoire désenchantée au son un peu mélancolique et suranné.

Bryanston Mews, Anne Perry :  » Debout en haut de l’escalier, Pitt contemplait la somptueuse salle de bal de l’ambassade d’Espagne au coeur de Londres. «  Mon rendez-vous régulier avec la famille Pitt et ses enquêtes victoriennes,  très classiques, assez prévisibles mais toujours aussi plaisantes.

La solitude du docteur March, Geraldine Brooks:  » 21 octobre 1861, Voilà ce que je lui écris :  » Ce soir, les nuages gaufraient le ciel. »  » Un roman qui complète les Quatre filles du Docteur March, pour celles d’entre vous qui se sont toujours demandées ce que faisait M. March pendant que ses filles et sa femme se débrouillaient seule, une belle narration réussie de la guerre de Sécession.

Un privé à Babylone, Richard Brautigan :  » Le 2 janvier 1942 m’a apporté de bonnes nouvelles et de mauvaises nouvelles.  » Une écriture un peu datée et l’histoire d’un privé qui traîne son mal à vivre, un compagnon pour l’écrivain de Fante, voir plus haut !

Le dévouement du suspect x, Keigo Higashino :  » Comme à son habitude, Ishigami sortit de chez lui à sept heurs trente-cinq. «  Un polar à la sauce scientifique, avec une résolution tout à fait réussie ! Une excellente surprise.

La ménagerie de Versailles, Frédéric Richaud :  » Comme la plupart des courtisans qui hantèrent les couloirs du Louvre ou de Versailles à la fin du XVIIe siècle, le marquis Charles de Dunan ne travaillait qu’à s’attirer les faveurs du Roi. «  Excellente idée de départ pour un roman qui laisse sur sa faim, hélas.

Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan :  » Ma mère était bleu, d’un bleu pâle mêlé de cendres, les mains étrangement plus foncées que le visage. «  Le portrait d’une mère et d’une famille avec ses clairs et ses obscurs, histoire assez  » banale  » mais pas pour l’auteur bien entendu dont la démarche littéraire et affective est exposée de manière honnête et captivante.