La vie et rien d'autre

Tome 2


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Faire un boeuf

Il y a longtemps, au début de la vie et rien d’autre Tome 1, je vous avais parlé du rosbeef de ma grand-mère, qui est avec son civet de lapin, ses plats mythiques. D’ailleurs elle fait toujours merveilleusement bien les deux, et si j’ai réussi à l’égaler pour le civet, mon rosbeef reste quand même un cran en dessous il faut bien le dire. D’ailleurs mes fils, qui sont des fines gueules, me le laissent entendre, gentiment mais quand même…

J’adore cuisiner les plats d’hiver qui mijotent, comme vous le savez déjà, mais récemment je suis restée en arrêt devant des recettes qui sans être semblables n’en étaient pas moins cousines. J’ai donc, en bonne documentaliste, fait des recherches, dont je vous livre la moelle…  si j’ose dire.

Vous avez d’abord le pot-au-feu qui mijote à petit bouillon pendant trois heures. Ce plat tout le monde sait à peu près de quoi ils’agit, c’est l’occasion de manger des navets, d’avoir un bon bouillon ensuite qui agrémenté de pâtes alphabet feront le potage d’un soir, et les restes de viande  (peut-être… chez moi ça n’existe pas) de cuisiner un réconfortant hachis Parmentier.

Le boeuf miroton ou mironton permet aussi de cuisiner les restes d’un pot-au-feu. Il joue sur le relevé avec beaucoup d’oignons, des cornichons, du vinaigre de vin et un peu de farine pour caraméliser tout ça. S’il s’agit d’un reste de pot-au-feu, il n’a pas besoin de cuire longtemps et d’être à nouveau assaisonné.

Et vous avez aussi dans ce panthéon bovin,  la daube provençal, le boeuf carottes, le boeuf bourguignon, le boeuf braisé, la carbonnade…

Commençons par le bourguignon qui marine dans le vin, dont il ne faut pas négliger la qualité,  et qu’il faut choisir bourguignon de préférence, tant qu’à faire…, puis carottes, oignons, lardons, ail, persil et un mijoté de trois heures.

La carbonnade, sa cousine du Nord n’a en fait pas du tout les mêmes ingrédients car outre la bière, on y met du pain d ‘épices, de la vergeoise, de la farine, du thym, du laurier, des clous de girofle… Et elle ne marine pas…mais mijote aussi.

Le boeuf carottes peut être une recette plus onéreuse si on choisit le rumsteack comme morceau de boeuf, et puis il y a oignons, farine, concentré de tomates et .. carottes. Et une cuisson à cuire pas à mijoter.

Quant au boeuf braisé, le paleron et la joue mijotent mais sans bouillon avec carottes, lardons, oignons grelots et farine.

Et quand vous en aurez assez de manger des navets, des carottes et des pommes de terre, remplacez tout par des haricots rouges et faites un chili con carne !

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Bonhommes d’hiver tagués

Chez moi, on attend pas le 21 mars pour décréter que c’est le printemps ! Et comme un plaisir n’arrive jamais seul, Isabelle de Cinq minutes 30 m’a demandé de jouer à un petit jeu : alors voilà…

Décris-toi : Je suis les morceaux épars de La part manquante de Christian Bobin.
Comment te sens-tu :  comme dans Best Love Rosie de Nuala O’Faolain, un peu bousculée par l’âge…
Décris où tu vis actuellement : chez Rebecca de Daphné du Maurier, j’aime les maisons qui sont un personnage.
Si tu pouvais aller n’importe, tu irais : en Nouvelle-Angleterre, pour découvrir Les sortilèges du cap Cod de Richard Russo.
Ton moyen de transport préféré : les machines à remonter le temps… et à le réparer comme dans Persuasion de Jane Austen.
Toi et tes amies, vous êtes comme :  Femmes et filles d’Elizabeth Gaskell… entre deux âges !
Comment est le temps ? : Après la pluie, le beau temps. Elle avait raison la comtesse de Ségur, souvent le lendemain est un autre jour !
Ton moment préféré de la journée : à l’abri dans la maison ou au calme dans le jardin, le Crépuscule de Susan Minot quand les passions de la vie s’apaisent…
Qu’est la vie pour toi ? La foire aux vanités de William Thackeray : plus j’observe le monde, plus il me paraît être un grand cirque futile…
Quel est le meilleur conseil que tu as à donner ? Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Lee Harper et écrire- juste-les-mots-justes pour qu’on entende leur petite musique.
Ta peur : ne pas avoir De beaux lendemains de Russell Banks.
Ta pensée du jour :  Possession d’A.S. Byatt. Posséder mon art,  ma seule obsession.
Comment aimerais-tu mourir ?  En n’ayant pas cessé de chercher comme Patrick Modiano, Dora Bruder.
La condition actuelle de ton âme : Grandir de Sophie Fontanelle. Parfois on reste bloqué dans l’enfance…

Et pendant que j’y suis, les livres lus cet hiver :

La composition du jardin, Jean-Loup Trassard :  » Si Nicolas Bichain de Montigny me pria de vouloir bien me transporter sur place et demanda mon avis avant de signer l’acte qui devait le rendre propriétaire de cette petite hauteur ce fut, à vrai dire, de sa part une pure politesse. «  Le mode ’emploi pour construire une maison et un jardin, beaucoup plus sympa que de monter un meuble Ikéa !
Qui es-tu, papa ? Allan Straton.  » Je suis chez les voisins, chez Andy.  » Un livre de littérature jeunesse donné par mon fils, très efficace sur le délit de sale gueule.
Les 10 enfants que Mme Ming n’a jamais eus, E.E. Schmitt.  » La Chine, c’est un secret plus qu’un pays. «  : je n’aime pas les livres trop explicites, les livres qui me disent quoi penser dès la première phrase. Puisque toutes les
vies sont des mystères, tous les livres devraient en contenir.
Les anges de New York de R.J. Ellory. Une belle intrigue, mais des évènements un peu télescopés.
Des clous dans le coeur, Danielle Thiéry  » Rien n’avait changé dans le quartier depuis la dernière fois qu’il était venu là, si l’on exceptait la débauche de guirlandes estives avalées à la sortie de la place Félix Faure, comme une queue de comète s’engouffrant dans la rue du Général de Gaulle. « . Un bon polar à la française.
La vérité sur l’affaire Harry Quebert, Joël Dicker. – « Centrale de la police. Quelle est votre urgence ? » C’est un policier, un roman, deux romans, trois romans… ?  Une construction qui vous laisse baba, sur le flanc, à genou…

Et si j’en relisais un, ce serait ce bonbon-là : 

Rosa candida, Audur Ava Olafsdottir :  » Comme je vais quitter le pays et qu’il est difficile de dire quand je reviendrai, mon vieux père de soixante-dis-sept ans veut rendre notre dernier repas mémorable. «   Une petite parenthèse de délicatesse, une sonate…