La vie et rien d'autre

Tome 2

Fond du Puy

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Nous sommes allés récemment en famille visiter le Puy du fou. 25 ans s’étaient écoulés depuis notre dernière visite, dont nous gardions peu de souvenirs hormis le très beau spectacle. Désormais le Puy du fou a pris de l’ampleur et a même obtenu le Thea Classic Award, premier prix des parcs de loisirs.

Ce qui est toujours aussi séduisant, ce sont les villages, de l’an Mil, médiéval, XVIIIème et XIXème aussi. Il est toujours intéressant de voir les artisans à l’oeuvre : tailleur de pierre, relieuse, émailleuse, forgeron et ferronnier… Les reconstitutions architecturales sont convaincantes, les  » habitants  » en costume d’époque et en fermant les yeux on pourrait presque s’y croire ! Il y a toujours quelques surprises, comme cette marchande qui déboule dans sa boutique, et dont les sabots contre le sol en pierre me font soudain réaliser qu’il y a des bruits oubliés… Le petit potager en carrés est ravissant et j’ai appris qu’on devait l’introduction de la groseille aux Vikings, et qu’il existait une fraise blanche !

Les spectacles ne sont pas en reste, ils utlisent des espaces et moyens assez impressionnants. La course de chars dans le cirque romain est assez saisissante ainsi que l’attaque viking et la démonstration de fauconnerie est toujous aussi captivante, pour ne citer que quelques exemples.

Le parc est ombragé, les services et attractions bien organisés et le tout très propre.

Là où ça se gâte, ce sont dans les textes d’accompagnement des spectacles. Soit ma licence d’histoire m’a rendu pointilleuse, soit je suis de plus en plus une mécréante, mais certains des textes qui accompagnent les spectacles sont un galimatias historico-catho-régionaliste qui m’a laissé assez perplexe : non, nous n’avons pas fraternisé avec les Vikings et je pense qu’ils n’avaient que faire des cendres de Saint-Philbert à Noirmoutier (je connais très bien Philbert, j’ai passé toutes mes vacances d’été à ses côtés pendant vingt ans ! ). Il faut se rendre à l’évidence : ces spectacles fleurent le catéchisme aux amalgames hasardeux et périlleux…. Mon mari, professeur d’histoire, a même remarqué qu’il n’était jamais question des Chouans, mais de Vendéens, courageux, fidèles et persécutés, vision assez partielle de l’histoire révolutionnaire… 

Cependant, cet effet assez désagréable s’atténue avec la Cinéscénie. Les motivations de Philippe de Villiers, auteur et metteur en scène, y sont plus évidentes, avec l’appui d’un texte un peu lyrique mais qui ne manque pas de poésie, et la belle voix de Philippe Noiret : hommage à l’histoire vendéenne, à ses hommes, paysans et nobles, goût des grands moments historiques et des tâches de la vie quotidienne.

Moyens techniques superbes, nombre impressionnant de bénévoles sur scène qui nous proposent, tels des santons, autant de petits tableaux vivants, c’est certain : un souffle passe sur cette histoire de la Vendée ! 

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