La vie et rien d'autre

Tome 2

Bonhommes de neige

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Décembre, janvier, février… jamais loin d’un radiateur, enfouie sous quelques épaisseurs ou sur le chemin de mon travail, des mois propices pour lire et oublier froid et grisaille… 

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De temps en temps, je me laisse aller à lire des polars dans un souci de distraction, mais de plus en plus, ils me déçoivent, à tel point que je les oublie aussitôt lus : c’est le cas de Premier à mourir de James Patterson et de Le chuchoteur de Donato Carrisi.

Et pourtant… je rechute régulièrement avec le sexy inspecteur Jury, mais il y a comme cela quelques héros récurrents, qui même s’ils évoluent dans des histoires ni très bien écrites, ni très originales, me délassent. Et puis j’ai un faible pour les romans qui parlent de romans, et dans La maison du Maître, c’est Henry James qui nous reçoit, alors…

Et pour rester dans le XIXème siècle, Miss Mackenzie est un beau roman d’Anthony Troloppe, très maîtrisée, qui s’enclenche comme un Dickens, la gouaille en moins et l’humour ironique en plus.

Sur la plage de Chésil est une histoire menée tambour battant à sa fin, puisque voilà ce qui arrive quand on ne fait rien. Que ce soit dans Délire d’amour ou dans Expiation, ce qu’aime Ian McEwan, c’est montrer les histoires d’amour qui dérapent, qui se délitent avec un brio, une précision et une férocité décapante qui me laissent sidérée à chaque fois, et séduite aussi pour le pire.

Quand nous étions orphelins de Kazuo Ishiguro est une drôle d’aventure : un homme nous raconte son histoire en même temps qu’il se leurre lui-même : paradis perdu de l’enfance et recherche d’une vérité sur ses parents qu’il ne fait pas toujours bon connaître…   

Commen bien râter ses vacances d’Anne Percin : un bonbon, un petit bijou de drôlerie et de sensibilité ou comment retomber dans l’adolescence pour le meilleur…

Sans la télé de Guillaume Guéraud : il était une fois un jeune garçon et son histoire avec le cinéma, mais films vus trop jeune qui l’absorbent et l’isolent et qui l’envoient vers le chaos. Un livre qui démarre comme un feu d’artifice et qui finit dans un malaise dont j’ai encore du mal à me remettre…

Si vous avez envie d’une petite étude éthnologique chez les fortunés de ce monde, vous pouvez vous rendre avec Julian Fellowes chez les Snobs. Ici, pas de parti pris, ni de manichéisme, juste une observation aiguisée de personnages qui se débattent entre désirs et certitudes.

Dans Le château de Cassandra, c’est la misère mais celle que l’on se fait un point d’honneur d’ignorer. Jolie histoire à faire lire à vos adolescentes, jolie écriture fluide de la créatrice des… 101 dalmatiens, Dodie Smith.

Et je relirai celui-ci encore et encore, et différemment j’en suis sûre à chaque fois, pour ses facettes multiples :    

Crépuscule de Susan Minot parle de ce dont on n’aime pas parler : sa mort. Mais quand on meurt, quelle est la part de nous qui meurt en premier de notre être infiniment complexe et multiple ? Questionnement que rend très bien la construction très maîtrisée et l’écriture resserrée tout autour de l’essence de cette histoire.

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