La vie et rien d'autre

Tome 2


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Février : un frémissement !

Après un mois de janvier où les signes de vie se faisaient bien trop discrets, février va vers le printemps… n’est-ce pas ?

Pendant que mon jardinier-maison fait des plants sur la tomate et le basilic, le mimosa et les forsythias font leurs intéressants. Le cognassier du Japon se hausse du col tandis que le camélia continue à bourgeonner généreusement et à éclore. Les bulbes n’en font qu’à leur tête, avec par ordre d’apparition : les crocus lumineux, les discrets muscaris, l’élégante narcisse et la jonquille toute chiffonnée. Et il ne faut pas oublier les petites-fleurs-qui-poussent-toutes-seules : délicates violettes et champêtres paquerettes…

On peut cliquer une fois, puis encore une fois sur les fleurs, et hop… magie !     2011_02_27

 Il y a du jaune, du violet et du rose, et plus qu’un frémissement, une promesse  !

 

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Ce que j’écris

Ce que j’écris ne sont que des mots qui ne mettent à nu que les mots que j’écris.

Ce que j’écris cache ce que je suis.

Ce que j’écris ne me réduit pas, ou alors réduisez Picasso à sa peinture…

Ce que j’écris est une esquisse de moi-même : impressionnisme, pointillisme, abstraction plutôt qu’expressionnisme…

Ce que j’écris n’est pas un miroir de moi-même, juste un psyché cassé, une représentation fractionnée, et alors allez voir Picasso…

Ce que j’écris perd de sa pesanteur une fois écrit.

Ce que j’écris avait sans doute déjà perdu de sa gravité pour que je puisse l’écrire.

Ce que j’écris est une magie dont je suis seule à avoir la clef…

Ce que j’écris ne me trahira pas, soyez sans crainte.

Ce que j’écris, je le choisis, pas de streap-tease, juste l’envie d’être honnête.

Ce que j’écris n’atteint pas mon intégrité qui est tout au fond, au fond des choses.

Ce que j’écris déguise la vie, la dramatise ou l’embellit, la vie est un jeu !

Ce que j’écris et que vous ne lisez pas sera peut-être une autre histoire

 

Mais les mots touchent et interpellent les esprits déliés. Merci Anne.

 

   

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Ce qui me pousse

Ce qui m’empêche de dormir en ce moment, c’est d’avoir lu Sénèque un jour et d’en avoir retenu que  » A force de remettre à plus tard, la vie nous dépasse. »

C’est ce qui m’occupe l’esprit en ce moment et depuis déjà un certain temps. Je sais qu’on dit qu’il faut se féliciter du chemin parcouru, mais ce qui m’attire, moi, c’est ce que je vais faire demain. Je pense à demain souvent. J’ai du mal me lever si je n’ai pas une bonne raison, si à l’horizon de la route que je vais prendre rien de nouveau ne se profile. Je n’aime pas être sans projet, je n’aime pas l’immobilisme, les choses décidées une fois pour toutes, les certitudes.

Ce qui est étrange et merveilleux, c’est que j’ai changé. Je pensais être celle faite pour s’occuper de sa maison, se dévouer à sa famille et avoir un métier qui permette de s’offrir un peu de superflu en plus du nécessaire. Mais je ne suis pas seulement cette femme-là.

Provence_Et__2010_077

J’adore ma maison mais elle n’est pas le refuge que j’avais en tête ou elle ne devrait pas l’être, car elle doit être un port où il fait bon faire escale et reprendre des forces pour d’autres itinéraires. Une maison est un tremplin.

J’adore ma famille (est-il besoin de le dire ?) mais accompagner mon mari et élever des enfants ne me suffit pas. Et cela ne consiste pas seulement à se réserver quelques heures pour moi. Ce à quoi j’aspire, c’est à continuer à me construire.

Ce qui me fait peur, c’est cela. C’est de vivre par procuration, à travers les autres, mon supérieur hiérarchique, mon mari, mes parents, mes enfants et oublier qui j’étais à l’origine.

La vie passe comme dans un rêve, un rêve avec ses drames certes, mais un fil continu que rien n’arrête et qu’il me semble tricoter à peine. Nous avons notre maison, des boulots qui nous mettent à l’abri du besoin, des départs en voyage, deux fils qui grandissent. La vie me dépasse ces derniers temps par paresse, par manque de confiance, par frilosité, c’est tellement dur de changer, d’aller vers qui on est.

La manière dont on choisit de se voir restreint qui on peut devenir. Sortir de notre bocal est enrichissant. Parce qu’on a plus d’aptitude qu’on ne le pense. Parce qu’on a en nous les moyens pour faire ce qu’on n’a jamais fait. Parce que parfois, on peut même se surprendre soi-même.

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