La vie et rien d'autre

Tome 3


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Feuilles d’automne

De septembre à novembre, un joli bouquet de feuilles bien vivantes, empruntées, prêtées, achetées :

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Comment j’ai vidé la maison de mes parents, recommandée par Marion, alors que je parlais de souvenirs, et à qui je dis merci, merci, merci ainsi qu’à l’auteur, Lydia Flem : c’est tellement étrange et réconfortant de rencontrer quelqu’un qui met exactement les mots exacts sur ce que vous avez vécu et sur les émotions intenses qui vous ont traversé.

Vous descendez ? avec Nick Hornby, pour continuer à découvrir cet auteur donc l’écriture si moderne ne manque décidément pas d’imagination, ni d’ironie !

Voix off de Denys Podalydès, un livre de théâtreux, sur le monde des beaux textes, du théâtre et du cinéma, mais surtout un livre sur la voix, les voix, celles qui vous font sortir de vous-mêmes.

Pourquoi on écrit des romans ? de Danièle Sallenave ou l’envie d’écrire racontée aux enfants… et aux parents : lecture rapide, simple, efficace et…poétique.

Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti : drôle de titre pour une drôle d’histoire qui ne s’embarrasse pas de socialement correct et où le happy end n’est pas celui qu’on croit.

  – Un ticket pour la lune de Franck Cottrell Boyce, lu à la demande de mon fils cadet qui a adoré : pas si facile d’y entrer mais une fois que l’histoire s’emballe, elle vous emballe aussi, dans une histoire cosmique, comique… Une belle parabole sur l’âge adulte et l’âge d’enfant, ou l’inverse…

L’arbre du père de Judy Pascoe, une belle histoire mais que j’ai trouvé inaboutie, avec une explication psychologique à la fin un peu hâtive, qui n’était pas nécessaire et qui casse le charme d’une narration douce et lente… Merci Armelle !

La tectonique des sentiments d’Eric-Emmanuel Schmidt. Il y a du théâtre qui peut se lire et l’autre qui est seulement fait pour être joué… : pas très convaincue par un exposé trop explicite de sentiments et par l’explication du titre qui nous est présentée de manière didactique à la fin de la pièce, de façon à peu près aussi discrète que si on avait le nez au milieu de front…

Un employé modèle de Paul Cleave, si l’idée de départ est bonne, elle s’essouffle, et puis trop de glauque tue le glauque…

En effeuiller un de nouveau ?

Grandir avec Sophie Fontanelle (connue comme Fonelle pour les lectrices de ELLE, rubrique humoristique à laquelle j’accroche rarement) : un bijou d’expressionnisme, de recul et d’émotions à la fois, de finesse et d’exactitude, un témoignage forcément personnel, mais à caractère universel. Merci Annabelle !

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Tours de table

J’aime que mes invités soient bien  » rangés «  : un homme, une femme, l’invitée d »honneur ou la plus âgée ou la jamais-venue à la droite de mon mari et l’invité pour les mêmes raisons à ma droite. Et puis on décline ainsi de droite à gauche…. Tous les couples sont séparés, sauf ceux mariés depuis moins d’un an : ils auront bien le temps de se côtoyer le reste de l’année…

Ensuite, selon que vous avez une table ovale, comme nous, carrée ou rectangulaire, il faut parfois choisir entre plan à l’anglaise ou plan à la française pour créer une table harmonieuse. Ce n’est pas si évident qu’on croit. Par exemple, le plan à l’anglaise n’est pas très bon quand on est nombreux et que les enfants mangent avec vous; ils se retrouvent au centre, et quand on les autorise à se lever en attendant le dessert, il n’y a plus personne au milieu de la table !

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A la française, le maître de maison et la maîtresse de maison se font face avec la largeur de la table entre eux, parfois ils sont en diagonale (cela dépend un peu de qui vous voulez voir en bout de table) et tous les couples se retrouvent en quinconce…
Ma grand-mère nous a toujours reçus à sa table de Noël à la française : elle faisait face à son mari au milieu de la longueur de la table. Les jeunes admis à la table des grands, étape initiatique et quasi-solennelle, par le jeu de l’âge se retrouvaient souvent en bout de table ce qui nous permettait de nous tromper de fourchette sans se faire remarquer.

A l’anglaise, l’hôte et l’hôtesse se font face chacun à un bout de la table, les invitées les plus importantes sont à droite puis à gauche du maître de maison (qui d’ailleurs découpera les volailles, mais je m’égare…) et les invités les plus importants à droite puis à gauche de la maîtresse de maison. L’importance est une question de statut et d’âge. Si vous recevez un ministre ( on ne sait jamais…), il sera à votre droite, de même que le curé de votre paroisse invité à la confirmation de votre petite dernière. Hélas, il est devenu rare qu’un prêtre préside à une seule communion et puisse ainsi être invité ensuite au repas de famille. La dernière fois que j’ai déjeuné avec un prêtre, c’était il y a 7 ans pour la communion de ma filleule, Ninon.
Le problème avec ce plan, surtout si les convives sont nombreux, c’est que la conversation soit décentrée vers les bouts… Bien que normalement, tous les invités doivent être extrêmement sociables et faire l’effort de la conversation avec leurs voisins !

En ce qui me concerne, je ne suis jamais aussi ravie que quand je suis entourée de messieurs !

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Tours de table

J’aime que mes invités soient bien  » rangés  » : un homme, une femme, l’invitée d »honneur ou la plus âgée ou la jamais-venue à la droite de mon mari et l’invité pour les mêmes raisons à ma droite. Et puis on décline ainsi de droite à gauche…. Tous les couples sont séparés, sauf ceux mariés depuis moins d’un an : ils auront bien le temps de se côtoyer le reste de l’année…

Ensuite, selon que vous avez une table ovale, comme nous, carrée ou rectangulaire, il faut parfois choisir entre plan à l’anglaise ou plan à la française pour créer une table harmonieuse. Ce n’est pas si évident qu’on croit. Par exemple, le plan à l’anglaise n’est pas très bon quand on est nombreux et que les enfants mangent avec vous; ils se retrouvent au centre, et quand on les autorise à se lever en attendant le dessert, il n’y a plus personne au milieu de la table !

A la française, le maître de maison et la maîtresse de maison se font face avec la largeur de la table entre eux, parfois ils sont en diagonale (cela dépend un peu de qui vous voulez voir en bout de table) et tous les couples se retrouvent en quinconce… 

Ma grand-mère nous a toujours reçus à sa table de Noël à la française : elle faisait face à son mari au milieu de la longueur de la table. Les jeunes admis à la table des grands, étape initiatique et quasi-solennelle, par le jeu de l’âge se retrouvaient souvent en bout de table ce qui nous permettait de nous tromper de fourchette sans se faire remarquer.

A l’anglaise, l’hôte et l’hôtesse se font face chacun à un bout de la table, les invitées les plus importantes sont à droite puis à gauche du maître de maison (qui d’ailleurs découpera les volailles, mais je m’égare…) et les invités les plus importants à droite puis à gauche de la maîtresse de maison. L’importance est une question de statut et d’âge. Si vous recevez un ministre ( on ne sait jamais…), il sera à votre droite, de même que le curé de votre paroisse invité à la confirmation de votre petite dernière. Hélas, il est devenu rare qu’un prêtre préside à une seule communion et puisse ainsi être invité ensuite au repas de famille. La dernière fois que j’ai déjeuné avec un prêtre, c’était il y a 7 ans pour la communion de ma filleule, Ninon.
Le problème avec ce plan, surtout si les convives sont nombreux, c’est que la conversation soit décentrée vers les bouts… Bien que normalement, tous les invités doivent être extrêmement sociables et faire l’effort de la conversation avec leurs voisins !

En ce qui me concerne, je ne suis jamais aussi ravie que quand je suis entourée de… messieurs !