La vie et rien d'autre

Tome 3


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Les histoires des autres

Cet été, je me suis vidée la tête en la remplissant des histoires des autres, et j’ai été avec :

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Nick Hornby : une écriture orale (Bel oxymore, non ?), rapide, drôle, dynamique, qui vous fait rentrer de plain-pied dans la tête du héros d’ Haute fidélité ; je suis en train de lire Slam, qui est un régal. Puis, pour avoir vu le film, j’ai eu la curiosité de lire le scénario d’ Une éducation : intéressant.

Pierre Bergounioux dans Miette et Michèle Desbordes dans La demande sont deux TRES belles écritures classiques, exigeantes et qui tel un fleuve, vous emportent loin très loin, pour l’un ailleurs, pour l’autre hier.

L’homme qui voulait être heureux est une histoire simpliste et pédagogique, mais qui ne doit se lire que comme cela, un bon mode d’emploi, pour vous faire gagner dix ans de psychanalyse : faites le calcul ! Et si vous tenez vraiment à vous allonger, offrez-vous les DVD de la talentueuse série américaine En analyse.

Les Prodigieuses créatures de Tracy Chapman sont écrites simplement, et d’un style qui manque un peu de fluidité, mais cette auteur a le chic pour reconstituer les époques et les atmosphères : rappelez-vous La jeune fille à la perle et La vierge en bleu.

Si vous avez encore faim, dévorez Agnès Desarthe qui vous y invite dans Mangez-moi. Belle écriture intériorisée et torturée qui se laisse lire d’une traite et vous mène par le bout du nez de son histoire.

Best Love Rosie est une belle histoire de femmes  » mûres « , qui avec drôlerie et gravité, pose les questions de l’âge, de l’amour, de la mort. Nuala O’Faolain est une magnifique conteuse irlandaise, du même souffle lyrique que son pays. Et je remercie l’ogresse de me l’avoir soufflé.

Et si je devais en relire un, ce serait celui-ci :

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur (To Kill a Mockingbird) avec Harper Lee est l’écriture qui me touche et je ne saurais vous dire pourquoi. Les livres qui sont les meilleurs pour moi sont ceux dont je parle le plus mal souvent.
Harper Lee vous embarque tout de suite, avec de la magie et sans pathos, dans une histoire universelle où les personnages vous sont proches alors qu’il n’y a aucune chance que vous ne les rencontriez jamais, ni en Alabama, ni ailleurs.

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Le cri de la rentrée

Trop policés, trop peur de blesser, trop préoccupés du regard des autres, trop bien élevés, ils sont libres ceux qui veulent encore crier, et se moquer de ce que les autres pourraient en penser.

Est-ce que vous criez encore ? Pourquoi criez-vous ? Par chagrin, par colère, par énervement ? Ou pour résister, pour vous exprimer, pour chanter, pour déclamer votre slogan ?

Il paraît qu’extérioriser ses sentiments ou se mettre en colère est salutaire…

NYC___OctNov2007

Dans tous les cas, n’oubliez pas votre cri intérieur. Celui qui fait avancer.

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