La vie et rien d'autre

Tome 2

Provence 1 : l’eau

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D’abord se délasser, se rafraîchir, oublier le poids du corps et les maux de l’âme, à moins que ce ne soit l’inverse…, être en légèreté, en apesanteur et ne plus s’apesantir

Sans pourtant oublier que l’eau est rare ailleurs – et de constater que l’été ici de nombreuses rivières sont asséchées – ou qu’elle se déverse avec furie sur certaines régions. Alors, en rivière, en lac, en piscine, nous avons commencé par cela, nous donner l’absolution de journées difficiles ou ingrates.

PROVENCE_2010

Vallées du Jabron, de la Méouge et lac d’Esparron. Crédit : la plupart des photos sont de M. Today.

La rivière est filante, remuante, ludique, vivifiante ; le corps y bouillonne en toute fraîcheur ou tente l’équilibre sur les galets ; parfois une cuvette s’offre et on peut nager et découvrir les bords.

La Durance, quant à elle, est triste, réduite à un faible filet d’eau tandis que ses flots ont été détournés dans le canal d’à côté… Que voulez-vous, je suis une fillle de la Loire, pour qui les fleuves sont indomptables, majestueux, impétueux et doivent refléter le ciel, la pierre, la terre.

Le lac est un miroir, flegmatique, apaisant, animé d’embarcations à voile, à rames, à pédales ; les rives sont loin et se méritent…

La piscine est un luxe inouï : ensommeillés du lit, fourbus de randonnées ou de visites, écrasés de chaleur, alourdis de quelques agapes estivales, elle nous attend entre maison et paysage, au pas de notre porte, et autorise répits et facéties.

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