La vie et rien d'autre

Tome 2

Les classiques sont très modernes… ou inversement ?

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J’avais cinq heures cet après-midi pour composer sur le sujet ci-dessous dans le cadre du concours interne des conservateurs des bibliothèques.

Sujet fort prévisible, mais le texte de Balzac laisse pantois quand on pense qu’il l’a été écrit il y a 155 ans ! Ce texte ne manque ni d’ironie ni de modernité, et on peut avancer les postulats suivants :

     – que les hommes politiques,quelles que soient les périodes historiques, ont les mêmes idées (Ce qui n’est pas forcèment rassurant),

     – que les hommes politiques n’arrivent pas tojours à leur fin (Tout de même) ,

     – ou bien que les fonctionnaires ne sont pas réformables ! (Sans commentaire…)

9782070376698

Vous commenterez ce texte à l’aide d’exemples contemporains :

 » Mis à portée d’étudier l’administration française et d’en observer le mécanisme, Rabourdin opéra dans le milieu où le hasard avait fait mouvoir sa pensée, ce qui, par parenthèse, est le secret de beaucoup d’œuvres humaines, et il finit par inventer un nouveau système d’administration. Connaissant les gens auxquels il aurait affaire, il avait respecté la machine qui fonctionnait alors, qui fonctionne encore et qui fonctionnera longtemps, car tout le monde sera toujours effrayé à l’idée de la refaire; mais personne ne devait, selon Rabourdin, se refuser à la simplifier. Le problème à résoudre visait, à son sens, dans un meilleur emploi des mêmes forces. À sa plus simple expression, ce plan consistait à remanier les impôts de manière à les diminuer sans que l’État perdît ses revenus, et à obtenir, avec un budget égal au budget qui soulevait alors tant de folles discussions, des résultats deux fois plus considérables que les résultats actuels. « 

Les employés, Honoré de Balzac, 1845

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