La vie et rien d'autre

Tome 3


Je suis mortifiée

Je suis mortifiée… C’est-à-dire ? Je vous rassure, je ne suis ni rendue insensible aux tentations par la pratique des mortifications, vu que je cède toujours beaucoup trop aux premières sans, heureusement, pratiquer les secondes !

Je ne suis pas non plus mortifiée dans mes chairs, puisque j’en prends le plus grand soin par les tentations sus-citées, et que je n’ai pas vocation à être faisandée comme un faisan ramené de la chasse par mon grand-oncle, et même si -comprenons-nous bien- le fumet de ce gibier lui donne une toute autre saveur après quelques jours passés au cellier !

En fait, la vérité est que parfois on m’a fait cruellement souffrir dans mon amour-propre tout comme  » Germain fut mortifié qu’on le supposât déjà épris «  (George Sand) ou Marianne Dashwood à propos du Colonel Brandon (2:20) dans la récente adaptation de la BBC de Raison et sentiments.

Si vous préférez, me voici, blessée, froissée, vexation à laquelle il faut ajouter une pointe d’humiliation

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Si cette mortification est forte et notoire, elle peut être vécue comme un véritable affront voire un camouflet !

Hélas, il m’est arrivé déjà d’être froissée, honteuse ou de me sentir humiliée, à tort ou à raison, mais je ne pense pas m’être jamais sentie mortifiée, peut-être parce que nous nous préoccupons beaucoup moins, de nos jours, de l’opinion d’autrui.

Mes outils :

Le petit Larousse 2000 (qui comme dirait mon fils Vincent est tout sauf petit),

Le Robert (en  deux volumes),

Dictionnaire de synonymes et contraires, le Robert (encore !),

Le Littré ou Dictionnaire de la langue française d’Emile Littré,

Dictionnaire culturel en langue française, le Robert (décidemment, on n’arrête plus Bob…).

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