La vie et rien d'autre

Tome 3


Mourir à 25 ans

Je lisais à propos de John Keats (J’avais son recueil de poèmes dans ma bilbliothèque sans jamais l’avoir lu, merci Jane Campion !) que beaucoup de critiques de l’époque reprochaient à sa poésie d’être l’expression d’un adolescent et d’en avoir toutes les maladresses et la niaiserie.

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Portrait de John Servern, 1822

En ce qui concerne la première accusation de maladresse : John Keats aurait fait des emprunts à d’autres poètes et écrivains. Il faut bien avouer que, faute d’avoir une culture des mythes et des écrivains classiques, il m’est très difficile de me prononcer, cependant :

D’une part, il ne s’agit pas de plagiat car ce sont des inspirations qu’il assume et dont il se réclame. A 25 ans, il apparaît évident qu’on est forcèment influencé, et heureusement par ses lectures, et que seul le temps permet de s’en détacher et de s’en nourrir, puis de créer quelque chose qui nous soit propre, long cheminement de la création… Virginia Woolf disait à propos de Jane Austen qu’elle avait dû  » la tuer  » avant de pouvoir écrire !

D’autre part, pour ce qui concerne la niaiserie, pourquoi ne pas appeler plutôt cela de l’innocence ? Et pourquoi cela devrait-il être moins une manière d’être à un certain âge qu’une vision pure de l’existence ? Et qui ne se laisserait pas abimer par la maturité. La niaiserie n’est que la définition d’âmes blasées et cyniques. Restons dans l’élan des coeurs purs, et soyons certains qu’il n’est pas l’apanage des jeunes gens !

Bibliographie

John KEATS, Poèmes et poésies, Gallimard, 1996

Filmographie

Bright star de Jane Campion, 2009 

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